Simuler la formation du noyau des planètes

Vendredi, 1 janvier 2010

Il y a 4.5 milliards d'années, peu après la naissance du système solaire, les protoplanètes solides en formation croissaient par accrétion de météorites à leurs surfaces. Elles étaient constituées d'un mélange indifférencié de métal et de roches silicatées. Chauffées depuis leur surface  par les impacts météoritiques, leurs températures se sont élevées au dessus de la température de fusion du métal qui s'en écoulé vers leurs centres jusqu'à la différentiation de ces planètes en un noyau métallique surmonté d'un manteau silicaté. Ces simulations essaient de reproduire ce phénomène. La planète indifférenciée (en noir) se sépare en noyau métallique liquide (en jaune) et résidu silicaté (en bleu). Les énormes gouttes de métal liquide (en jaune) qui descendent au sein de la planète libèrent une grande énergie qui échauffe à son tour le milieu et maintien la fusion du métal jusqu'à la différentiation totale de la planète en quelques milliers d'années.

Sources
Y. Ricard, O Sramek and F. Dubuffet, A multi-phase model of runaway core-mantle segregation in planatary embryos, Earth Planet. Sci. Lett.,284, 144-150, 2009.
O. Sramek, Y. Ricard, and F. Dubuffet, A multi-phase model of core formation, Geophys. J. Inter., 181,198-220, 2010.