Pascale Delecluse, nouvelle directrice de l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS

- Communiqué de presse

Mardi, 1 juillet 2014

Pascale Delecluse est nommée directrice de l'Institut national des sciences de l'Univers (INSU) du CNRS par Alain Fuchs, président de l'organisme. Chercheur au CNRS durant 26 ans, cette océanographe et climatologue a permis des avancées scientifiques majeures sur le phénomène El Niño et les interactions océan-atmosphère. Pascale Delecluse occupait le poste de directeur adjoint de la recherche à Météo-France depuis septembre 2006. Elle entre en fonction au CNRS mardi 1er juillet 2014 et succède à Michel Diament qui a assuré l'intérim à la tête de l'institut depuis octobre 2013.

Pascale Delecluse © Pascale Delecluse Pascale Delecluse était directeur adjoint du département recherche à Météo-France depuis septembre 2006. Ce poste l'a amenée à représenter Météo-France dans de nombreuses instances inter-organismes et à participer de manière notable aux groupes de travail de l'alliance Allenvi. Elle préside actuellement deux conseils scientifiques, celui de l'Ifremer et celui d'Irstea. Elle est également membre de plusieurs autres conseils scientifiques (IRD, Fondation MAIF, Ecole nationale des ponts et chaussées…) et s'investit notamment dans le comité d'évaluation « Océan-atmosphère » de Mistrals, un important chantier de recherche interdisciplinaire dédié au bassin méditerranéen. Au CNRS, elle a participé à de nombreuses instances en particulier la commission Océan-atmosphère et le comité scientifique de l'INSU. Elle y a également piloté plusieurs programmes scientifiques toujours dans le domaine Océan-atmosphère.

Fortement investie dans la problématique du changement climatique, cette océanographe éminente a été 'review editor' pour le chapitre 11 consacré aux « projections et prévisibilité à court terme du changement climatique » du volume 1 du 5e rapport du GIEC. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des océans tropicaux et leur couplage avec l'atmosphère ainsi que sur le rôle de l'océan dans l'évolution du climat mondial. Pascale Delecluse a initié un modèle de simulation de la circulation générale océanique qui compte parmi les quelques modèles les plus utilisés de par le monde. Elle bénéficie à ce titre d'une reconnaissance internationale. Ce modèle est devenu un outil national : il a été retenu pour le développement du système Mercator de prévision de la circulation océanique et comme composante océanique de nombreux modèles climatiques participant au GIEC.

Née le 23 janvier 1956 à Roubaix, Pascale Delecluse est une ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Sèvres. Agrégée de physique en 1979, elle a soutenu une thèse de troisième cycle, spécialité océanographie physique, la même année. Après un an de visiteur scientifique à l'université de Princeton, elle est entrée au CNRS en tant que chargée de recherche. Elle a débuté sa carrière à Paris au Laboratoire d'océanographie physique créé en 1969, devenu ensuite le Laboratoire d'océanographie dynamique et de climatologie puis le Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN, CNRS/UPMC/MNHN/IRD) en 2009. Pascale Delecluse a poursuivi ses recherches dans ce laboratoire où elle a dirigé l'équipe en charge des études climatiques utilisant modélisation et expérimentation jusqu'en 2002. Elle a ensuite intégré pendant quatre ans le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE, CNRS/CEA/UVSQ) dont elle a été directeur adjoint de 2002 à 2005. Pascale Delecluse prodigue depuis 2011 des cours sur les enjeux de l'océan dans le changement climatique à l'Ecole nationale des ponts et chaussées.

Après la médaille de bronze du CNRS en 1983, Pascale Delecluse a reçu celle d'argent en 1999. Elle a également été récompensée par le prix des sciences de la mer de l'Académie des sciences en 2003, puis, six ans plus tard, nommée chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur, après 31 ans de services civils.