ACTRIS intègre la feuille de route européenne pour les infrastructures de recherche ESFRI

Mercredi, 9 mars 2016

La feuille de route élaborée par l’European Strategy Forum on Research Infrastructures (ESFRI) est un document planifiant la stratégie européenne de la construction des futures infrastructures de recherche, en concordance avec la construction de l’Espace européen de la recherche. Cette feuille de route, élaborée en 2006 et actualisée successivement en 2008 et 2010, identifie désormais 48 infrastructures dans tous les domaines de la recherche. Pour certaines, la mise en œuvre opérationnelle est engagée officiellement à travers la création de structures légales comme les « European Research Infrastructure Consortiums » (ERIC). La nouvelle feuille de route européenne est présentée par le comité ESFRI à Amsterdam le 10 mars 2016, sous présidence néerlandaise de l’Union Européenne par le comité ESFRI. La programmation nationale des TGIR/IR est effectuée en lien étroit avec cette feuille de route.

ACTRIS (Aerosol, Cloud and Trace gases Research InfrastructureS) intègre cette nouvelle feuille de route dans le domaine Environnement. ACTRIS est une infrastructure de recherche distribuée, en support des recherches sur le climat et la qualité de l’air, et permet d’améliorer la compréhension de l’évolution passée, présente et future de la composition chimique de l’atmosphère. Elle fournit des informations précises et de qualité sur la variabilité 4D des espèces à temps de vie court ainsi que des moyens d’exploration des processus atmosphériques.
ACTRIS opère des plateformes centrales (centres de données, centres de calibration) et fournit des services destinés à une large communauté d’utilisateurs travaillant sur les modèles chimie/climat, sur la validation des données satellite, sur la prévision du temps ou sur la qualité de l’air.


Les sites instrumentés du SIRTA à Palaiseau (1è photo à gauche) du Puy-de-Dôme (image centrale) et de Maïdo sur l'île de la Réunion (photo à gauche), sont au centre du dispositif ACTRIS pour l'observation de l'Atmosphère. ©Aurélie Colomb/PUY, Jeremy Barande/SIRTA, Thibaut VERGOZ /MAIDO


Enfin, ACTRIS offre des modalités d’accès à des plateformes technologiques d’observation et d’exploration au service également du secteur privé, favorisant ainsi l’innovation technologique. ACTRIS a déjà établi un fort partenariat fort avec onze entreprises du secteur privé (dont deux en France), notamment intéressées par la capacité du consortium à promouvoir de nouvelles normes pour les instruments d’observation.

ACTRIS est le fruit d’une construction initiée durant le 5e PCRD à travers des initiatives intégrées d’infrastructure (I3) comme EARLINET, EUSAAR ou CLOUDNet, regroupées sous la bannière ACTRIS en 2011. Depuis 2011, les projets ACTRIS (2011-2015) puis ACTRIS-2 (2015-2019) ont permis de mettre en place certains piliers de l’infrastructure comme le centre de données ou les centres de calibration. Proposé pour intégration à la feuille de route ESFRI sous coordination finlandaise, ACTRIS voit une participation française conséquente, avec le pôle de données AERIS comme nœud du centre de données ACTRIS et une implication dans la construction de plusieurs centres de calibration comme AERONET-Europe. La France est membre fondatrice du projet ACTRIS dans ESFRI à travers un engagement porté par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche pour 17 organismes de recherche et établissements universitaires* susceptibles de contribuer à l’IR.

La phase préparatoire d’ACTRIS débute en 2016. Elle sera suivie d’une phase d’implémentation (2019-2021) qui pourrait déboucher sur une phase opérationnelle à partir de 2025.

Note(s): 

*Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
Météo France
Centre National d'Etudes Spatiales (CNES)
Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA)
Ecole Nationale Supérieure des Mines de Douai
Institut National de l’EnviRonnement Industriel et des RisqueS (INERIS)
Agence Nationale pour la gestion des Déchets RadioActifs (ANDRA)
Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN)
Institut Paul-Emile-Victor (IPEV)
Université Grenoble-Alpes
Université Paul-Sabatier (Toulouse)
Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand)
Institut Pierre-Simon-Laplace
Université Pierre et Marie Curie
Université Versailles St. Quentin
Université des Sciences et Techniques de Lille
Université de la Réunion

Contact(s):
  • Paolo Laj, LGGE/OSUG
    laj [at] lgge [dot] obs [dot] ujf-grenoble [dot] fr, 04 76 82 42 35