Des protéines peu dégradées identifiées dans des microfossiles de 2 milliards d’années

Alerte presse

Vendredi, 17 juin 2016

Des chercheurs de l’Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (UPMC, CNRS, IRD, MNHN) et du Laboratoire magma et volcans (CNRS/Université Jean Monet/Université Blaise Pascal/IRD) ont pour la première fois identifié la présence de fragments de protéines relativement peu dégradés dans des microorganismes fossilisés il y a presque 2 milliards d’années. Il s’agit des plus anciens restes de protéines retrouvés dans des fossiles. Cette étude montre que des molécules issues du vivant, pourtant considérées comme fragiles, peuvent être préservées au sein de roches très anciennes. Elle suggère ainsi qu’il sera bientôt possible de reconstituer la nature chimique des plus anciennes formes de vie sur Terre, à partir de leurs restes fossiles.


Microphotographies (microscopie optique en lame mince) de microfossiles organiques vieux de presque 2 milliards d'années préservés morphologiquement et chimiquement au sein des cherts de Gunflint. © Sylvain Bernard, Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (CNRS/MNHN/UPMC/IRD).

Source(s): 

Molecular preservation of 1.88-Ga Gunflint organic microfossils as a function of temperature and mineralogy. Alleon J., Bernard S., Le Guillou C., Marin-Carbonne J., Pont S., Beyssac O., McKeegan, K.D. & Robert F. Nature Communications. 17 juin 2016. DOI: 10.1038/ncomms11977.

 

M. Sylvain Bernard, Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (CNRS/MNHN/UPMC/IRD).

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