Coopération spatiale franco-allemande

Signature de l’accord de coopération MERLIN entre le CNES et le DLR

Mercredi, 21 septembre 2016

En présence de Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, et de Brigitte Zypries, Secrétaire d’Etat aux Affaires économiques et à l’Energie et Coordinatrice du gouvernement allemand pour l’Aérospatial et les Technologies de l’Information, le CNES et son homologue allemand, le DLR, ont signé mercredi 14 septembre à Berlin, l'accord de coopération portant sur la conception, la réalisation et la mise en œuvre du satellite franco-allemand MERLIN, dédié à la mesure de la concentration de méthane dans l’atmosphère, puissant gaz à effet de Serre.
 
L'accord a été signé par Jean-Yves Le Gall, Président du CNES et Gerd Gruppe, Directeur Général du DLR. MERLIN (Methane Remote sensing LIdar missioN), est dédié à la mesure, avec une précision inégalée, de la concentration du deuxième plus important gaz à effet de serre présent dans l'atmosphère, le méthane. MERLIN sera lancé en 2021, pour une durée de vie de trois ans.
 
MERLIN utilise une plate-forme Myriade Evolutions, développée par le CNES en coopération avec l'industrie française. La charge utile du satellite, un instrument Lidar actif, est développée et fabriquée en Allemagne pour le compte du DLR, à l'aide d'une contribution financière du BMWi. L'instrument LIDAR de mesure du méthane est constitué d'un laser qui permet d’évaluer précisément les concentrations de méthane à toutes les latitudes. L’excès de méthane dans l’atmosphère fait partie des principales causes du réchauffement climatique, juste après celui du gaz carbonique. Si l’augmentation du gaz carbonique atmosphérique est principalement due à l’utilisation des énergies fossiles et à la déforestation, les émissions de méthane dans l’atmosphère ont des origines très diverses, comme les sources biogéniques liées aux surfaces humides, l’agriculture, l’élevage des ruminants, ou encore l’activité industrielle.
 
Le projet MERLIN est réalisé en partenariat avec de nombreux instituts de recherche allemands et français et il permettra des avancées majeures dans les sciences du climat et de l’environnement.