Johan Richard: Etude des amas de galaxies et des galaxies distantes (CALENDS)

StG 2013, institution hôte: université Lyon 1

Chercheur au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon - CRAL (CNRS/Université Lyon 1/ENS de Lyon)

Johan Richard

Après un diplôme d’ingénieur ISAE-Supaero (2002) et une thèse en astrophysique (2005) réalisée à l’Observatoire Midi Pyrénées (Toulouse), Johan Richard effectue un post-doctorat de 2005 à 2008 au California Institute of Technology (Caltech) aux Etats-Unis, puis obtient une bourse de post-doctorat Marie-Curie pour un séjour à Durham en Angleterre de 2008 à 2010.

Après un bref post-doctorat comme « Tycho Brahé fellow » au centre « Dark Cosmology » de l’institut Niels Bohr de Copenhague pendant 6 mois en 2010, il occupe un poste d’astronome adjoint à l’Université Claude Bernard de Lyon, et effectue ses recherches au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRAL). Il est lauréat en 2015 du prix « jeune chercheur » de la société Française d’Astronomie et Astrophysique.

Le projet ERC

Etude des amas de galaxies et des galaxies distantes (CALENDS)

Comprendre les mécanismes de formation et d’évolution des galaxies dans l’Univers très distant est une question fondamentale en astrophysique. On connaît finalement peu de choses à propos des populations de galaxies les moins lumineuses (et par conséquent les moins massives), car elles ne sont pas détectables dans les grands sondages de galaxies, alors qu’elles pourraient contribuer de manière significative à la formation stellaire lorsque l’Univers était  jeune. En attendant l’arrivée des futurs instruments sur le James Webb Space Telescope ou l’European Extremely Large Telescope (EELT), il est possible de repousser les limites instrumentales actuelles en utilisant l’effet d’amplification naturelle produite par les amas-lentilles pour étudier des sources distantes avec une sensibilité et une résolution accrues.

L’objectif du projet CALENDS est de construire, puis d’étudier dans le détail, un grand échantillon de galaxies amplifiées par effet de lentille et situées à grande distance (décalage spectral 1 < z < 5). Ces galaxies sont sélectionnées dans des champs d’amas massifs très bien modélisés, et permettent une comparaison directe avec des échantillons de galaxies plus lumineuses et/ou situées à plus faible distance.

Nous développons de nouvelles techniques permettant d’améliorer la précision des modèles de lentille forte et la détermination de la distribution de masse des amas. Une modélisation systématique des champs d’amas permet de comparer la distribution relative des baryons et de la matière noire, ainsi que mesurer la présence de sous-structures.