La place de la France dans la science mondiale

Etude HCERES/OST

Mercredi, 11 avril 2018

Tel un bulldozer, la science chinoise bouscule les hiérarchies établies au siècle dernier. Elle s’impose comme une grande puissance de la science et promet d’en devenir une superpuissance. Les Etats-Unis perdent leur hégémonie, éclatante il y a un demi-siècle. Le Japon s’écroule. Des pays émergent : Inde, Iran, Brésil, Corée du sud. La France ? Elle ne pointe désormais qu’au 7ème rang, dépassée par la Chine, mais aussi l’Inde, et ne représente plus que 3,2% des publications scientifiques mondiales. Tels sont les principaux résultats d’une étude bibliométrique, fondée sur les données du Web of science, rendue publique ce matin par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Logique puisque «l’auteur» de cette étude est l’Observatoire des sciences et des techniques (OST), dirigé par Frédérique Sachwald, et qui en est aujourd’hui un département. Revue en graphiques commentés d’un rapport qui, souligne Michel Cosnard, le président du HCERES «ne propose aucune conclusion, ou décision, mais des données à analyser par qui le voudra».

La position scientifique de la France dans le monde 2000-2015 - Observatoire des Sciences et Techniques - HCERES, mars 2018 

Ce rapport propose une analyse du positionnement scientifique de la France depuis 2000 en s’appuyant essentiellement sur des données bibliométriques. Se concentrant sur le cas de la France et sur certaines de ses problématiques spécifiques, il offre un traitement plus approfondi des données françaises que des rapports bibliométriques publiés par l’Union européenne, l’OCDE ou certains pays. Un certain nombre de résultats convergent avec ceux de publications antérieures, mais l’analyse plus spécifique de la France apporte de nouvelles observations et dans certains cas émet des hypothèses qui mériteront d’être examinées par la suite.

Ce rapport est complémentaire des classements des institutions universitaires en fonction de leur perfor- mance en recherche, notamment les classements dits de Leiden et de Shanghai. En effet, en se plaçant au niveau national, ce rapport prend en compte les publications de l’ensemble des acteurs de la recherche en France. Il est aussi complémentaire des classements qui construisent des indicateurs synthétiques d’in- novation. Ceux-ci comportent souvent des sous-indicateurs relatifs à la recherche et il est utile de pouvoir comprendre si ce sont des indicateurs pertinents qui ont été retenus et dans quelle mesure ils contribuent aux résultats des classements en matière d’innovation.