Science ouverte en France : feuille de route - Construire un écosystème de la "science ouverte"

Jeudi, 6 septembre 2018

Extrait de : Pour une action publique transparente et collaborative : Plan d'action national pour la France 2018-2020 p. 58
https://www.etalab.gouv.fr/wp-content/uploads/2018/04/PlanOGP-FR-2018-20...

Détail de la feuille de route  :     

 Commentaires :
- Créer un « Comité pour la science ouverte - http://www.bibliothequescientifiquenumerique.fr/constitution-du-comite-p... » pour un échange ouvert, à vocation nationale et internationale, sur les questions de Science ouverte (Accès, données, métriques, codes, science participative) - 2018  en cours
- Mettre en place un dispositif de monitoring quantitatif de l'état d'avancement de la diffusion en accès ouvert de la littérature scientifique nationale (2019)
- Mettre en place un dispositif de monitoring rapide et transparent des dépenses relatives aux « article processing charges » et « book processing charges » (2020). voir https://www.couperin.org/breves/1349-de-nouvelles-donnees-apc-pour-la-fr...
- Mettre en place un dispositif de monitoring transparent (public) des dépenses relatives aux acquisitions électroniques dans les bibliothèques universitaires. Diffusion des dépenses en open data sur le portail open data du MESRI (enquête ERE) - 2018 en cours
- Constituer un jeu de données ouvert sur les financements de projets de recherche sur AAP et leurs bénéficiaires (2019).
- Adhésion nationale à ORCID - https://orcid.org/about - (système d'identification unique des chercheurs qui permet de connaître plus simplement et sûrement les contributions scientifiques d'un chercheur) - 2018 ou 2019 - Il est probable que le CNRS va adhérer d'ici peu
- Accélérer le développement de l'archive ouverte nationale, HAL - https://hal-insu.archives-ouvertes.fr/ - avec un investissement sur la simplicité d’usage et l’interopérabilité en renforçant ses moyens (en continu 2018-2020) -
- Enrichir scanR  https://scanr.enseignementsup-recherche.gouv.fr/, moteur de la recherche et de l’innovation et développer sa notoriété et son usage notamment pour alimenter le débat public des résultats de la recherche (en continu 2018-2020)
- Communiquer auprès des communautés scientifiques sur les implications de la loi numérique relatives à l'ouverture des publications et des données (2018 ou 2019). Pour le moment ne sont concernés que les "ecrits scientifiques " voir :http://www.bibliothequescientifiquenumerique.fr/guide-dapplication-de-la-loi-pour-une-republique-numerique-article-30-ecrits-scientifiques-version-courte/
- Dans le cadre du soutien public aux revues, recommander l'adoption d'une politique de données ouvertes associées aux articles et le développement des data papers - http://www.insu.cnrs.fr/node/6363.
- Généraliser progressivement via un accompagnement la mise en place de plans de gestion des données dans les appels à projets de recherche, et inciter à une ouverture des données produites par les programmes financés (2019 et en continu). lien : https://dmp.opidor.fr/  et modèle : https://dmp.opidor.fr/public_templates

Bibliodiversité :
Un exemple récent  lancé par la Société Française de Physique :
Emergent Scientist, une nouvelle revue pour comprendre comment se fait la science : Société Française de Physique et EDP Science
La publication scientifique est une matière largement ignorée par l’enseignement supérieur : sur environ 2,6 millions étudiants inscrits en 2016-2017, seulement 63000 doctorants, soit 2,4%, vont acquérir une véritable expérience de publication. De ce fait, plus de 97% des jeunes scientifiques formés par nos institutions, qu’ils soient techniciens, licenciés, masters ou ingénieurs, ne voit que la science bien établie, jamais la science en train de se faire. Plus grave, ils n’ont aucune façon de savoir comment la science est produite puisque c’est précisément la publication scientifique qui valide et transforme le résultat en une connaissance commune, solide et stable. Selon Valérie Masson-Delmotte, même les étudiants en Master peinent à faire la différence entre un article de Nature ou du Figaro[. En effet, si l’on ignore comment la science est validée, alors comment distinguer un article scientifique d’un billet de blog ? Comment comprendre sur quoi reposent les expertises ? A qui peut-on accorder sa confiance ? Si une vaste majorité des diplômés scientifiques ne sait pas distinguer un résultat rigoureux d’une opinion, alors peut-on vraiment s’étonner de l’émergence des fake news et de la défiance du public pour la science ?
lien : https://emergent-scientist.edp-open.org/about-this-journal/aims-and-scope
le comité éditorial aujourd'hui :
https://emergent-scientist.edp-open.org/about-this-journal/editorial-boa...
Daniel Suchet
Editeur en chef, Emergent Scientist. Email : suchet [dot] daniel [at] gmail [dot] com