Tranchée du Kazzâb (Liban) réalisée pour l'étude des paléoséismes dus au fonctionnement de la faille du Liban dans les temps historiques.

Lundi, 2 juin 2008

Deux forts séismes ont ébranlé le Liban au cours des temps historiques. Celui de mai 1202 (M 7.6) détruisit le temple de Jupiter à Baalbek, celui de novembre 1759 (M 7.4) détruisit celui de Bacchus. Afin d'étudier la fréquence des séismes due au mouvement de la faille active du Liban, une tranchée a été réalisée dans le bassin de Yammoûneh. On a ainsi mis au jour des niveaux sédimentaires anciens et les décalages qu'ils ont pu subir lors des différentes séismes.

Un travail patient d'identification des strates sédimentaires dans chacun des carrés de 1 mètre de côté visible sur la photo, et de leur décalage de part et d'autre de la faille qui se devine verticalement au centre de la photo a permis de dénombrer 14 séismes.

En datant les différentes unités sédimentaires il est possible de préciser la fréquence et l'intensité des séismes dans le passé et donc d'estimer la dangerosité actuelle de la faille.

Contact(s):
  • Yann Klinger, IPGP (CNRS-INSU, Paris Diderot)
    klinger [at] ipgp [dot] fr, 01 83 95 76 23

Tranchée du Kazzâb (Liban) réalisée pour l'étude des paléoséismes dus au fonctionnement de la faille du Liban dans les temps historiques. © IPGP-CNRS-INSU.