Cryptoconus elongatus : vue dorsale, en lumière ultra violette

Lundi, 26 mai 2008

  • Cryptoconus elongatus : vue dorsale, en lumière ultra violette, specimen MNHN A26014 (collection Faullummel), Villiers-Saint-Frédéric (Yvelines) © MNHN. CNRS, Photo P. Loubry.
  • Cryptoconus elongatus : vue dorsale, en lumière naturelle, specimen MNHN A26014 (collection Faullummel), Villiers-Saint-Frédéric (Yvelines) © MNHN. CNRS, Photo P. Loubry.

Ce coquillage fossile provient d'un milieu sédimentaire marin tropical, peu profond, environ une vingtaine de mètres, datant du Lutétien (48-40 millions d'années). Comme beaucoup de coquillages fossiles, sa couleur naturelle est blanche (à droite). Mais lorsqu'on l'éclaire en lumière ultraviolette après une préparation spécifique, les ornements d'origine apparaissent (gauche). La couleur n'est pas tout à fait la couleur réelle d'origine, car elle a subit une petite altération. On sait très peu de choses sur ces transformations au cours de la fossilisation.

L'utilisation de cette méthode, mise au point dans les années 70 par des chercheurs américains mais très peu utilisée, fait l'objet de nouvelles recherches. Elles montrent que la révélation de motifs colorés n'est pas anecdotique. De nombreux fossiles de l'Ere Tertiaire sur une échelle de temps de 55 millions d'années (de l'Eocène inf. jusqu'au Quaternaire) dans de nombreuse couches marines d'Europe ont été traités et présentent des ornements.

Les applications sont avant tout d'ordre systématique et évolutif - En effet, le motif se superpose à celui de la morphologie de la coquille comme instrument taxonomique. Il peut être extrêmement utile pour identifier des espèces, notamment lorsque celles-ci ont peu d'ornements. C'est une meilleure évaluation de la biodiversité passée qui devient possible. L'étude des motifs peut aussi être abordée en terme évolutif ou phylogénétique.

Contact(s):
  • Didier Merle, Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements
    dmerle [at] mnhn [dot] fr, 01 40 79 30 42