Les contours d’une prochaine mission spatiale internationale à destination des planètes géantes glacées Uranus et Neptune se dessinent à Marseille

25/02/2019 - 27/02/2019

Les 25, 26 et 27 février prochains, sous l’impulsion d’Olivier Mousis, chercheur au Laboratoire d’astrophysique de Marseille (Aix-Marseille Université, CNRS, CNES), Marseille accueille une réunion réunissant la communauté scientifique internationale impliquée dans l’exploration du système solaire externe. Cette réunion a pour ambition de discuter de nombreux aspects liés aux sondes de descente atmosphérique (analogues à la sonde NASA Galileo envoyée par la NASA dans Jupiter en 1995 ou à la sonde ESA Huygens envoyée dans Titan en 2005), et de définir les meilleures options pour une prochaine grande mission spatiale vers Uranus et/ou Neptune.

Note(s): 

Découverte des plus vieilles traces de mobilité sur Terre

Communiqué de presse

Mardi, 12 février 2019

Une équipe internationale et pluridisciplinaire coordonnée par Abderrazak El Albani de l’Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers (CNRS/Université de Poitiers) a mis en évidence les plus vieilles traces fossiles de déplacement, datées de 2,1 milliards d’années (alors que les précédentes avaient 570 millions d’années). Elles ont été découvertes dans le gisement fossilifère gabonais qui avait déjà révélé les plus vieux organismes multicellulaires. Ces résultats sont publiés dans PNAS le 11 février 2019.


La première typologie de sources sismiques gravitaires pour l'analyse des mouvements de terrain

Vendredi, 8 février 2019

Les glissements de terrain génèrent des ondes sismiques, comme l’ont montré de précédentes mesures à partir de sismomètres placés à proximité de pentes instables. Toutefois, l’analyse de ces ondes reste un défi, en parti dû à la diversité des signaux sismiques et des nomenclatures adoptées. Les chercheurs de différents laboratoires(1) ont compilé et analysé les observations de plusieurs glissements répartis dans le monde afin de proposer la première classification générale de ces sources et de leurs signaux sismiques.

Note(s): 

(1) Dont, parmis les laboratoires français, l'Institut de physique du globe de Strasbourg (IPGS, CNRS/EOST/Université de Strasbourg) et l'Institut des sciences de la terre (ISTERRE, CNRS/OSUG/Univ. de Grenoble-Alpes/Univ. de Savoie/IRD/IFSTTAR)

Pour en savoir plus: 

La librairie des signaux sismiques utilisés pour construire la classification est disponible en ligne sur le site du Service National d'Observation OMIV (Observatoire Multi-disciplinaire des Instabilités de Versants):
http://www.ano-omiv.cnrs.fr/ressources/library/landslide-seismic-signals/library-of-signals

Source(s): 

Provost, F., Malet, J.-P., Hibert, C., Helmstetter, A., Radiguet, M., Amitrano, D., Langet, N., Larose, E., Abanco, C., Hürlimann, M., Lebourg, T., Lévy, C., Le Roy, G., Ulrich, P., Vidal, M., Vial, B. (2018) Towards a standard typology of endogenous landslide seismic sources Earth Surface Dynamics doi:10.5194/esurf-6-1059-2018

Contact(s):
  • Jean-Philippe Malet, IPGS/EOST
    jeanphilippe [dot] malet [at] unistra [dot] fr, 03 68 85 00 47
  • Floriane Provost, IPGS/EOST
    floriane [dot] provost [at] unistra [dot] fr, 03 68 85 00 47

Des moulages du XIXe siècle aident à comprendre les oiseaux géants disparus de Madagascar

Mercredi, 6 février 2019
Résumé: 
Des études récentes sur les Aepyornithidés, oiseaux géants disparus ayant vécu à Madagascar, ont été rendues plus difficiles par la disparition de certains spécimens scientifiquement et historiquement importants, en particulier les tout premiers os d'un tel oiseau ...

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Source(s): 

Eric Buffetaut, Cédric Audibert, Jérôme Tabouelle, Delphine Angst Useful old casts : a comment on Hansford & Turvey (2018),‘Unexpected diversity within the extinct elephant birds (Aves: Aepyornithidae)’. Royal Society open science (2019) doi: 10.1098/rsos.181826

Contact(s):
  • Eric Buffetaut, Laboratoire de Géologie de l'Ecole Normale Supérieure (CNRS / ENS Paris)
    eric [dot] buffetaut [at] sfr [dot] fr, 06 24 78 18 40

L'histoire du volcanisme stratosphérique des 2600 dernières années, revue par les isotopes du sulfate

Mercredi, 6 février 2019

Dans les archives glaciaires, les éruptions volcaniques passées sont associées à des pics de concentration de sulfate. Pour estimer la contribution volcanique aux variations climatiques passées, il est nécessaire de pouvoir distinguer, dans ces enregistrements, les éruptions stratosphériques, à fort impact climatique, des éruptions troposphériques, d’impact faible et local. L’étude des isotopes du sulfate (soufre et oxygène), nous permet de faire cette distinction et d’établir un inventaire des éruptions stratosphériques enregistrées à Dôme C, Antarctique, sur les 2600 dernières années.


Des éruptions troposphériques proches de (ou sur) la calotte Antarctique (ici le mont Erebus) peuvent être associées à d’importants pics de sulfate dans les archives glaciaires, sans pour autant avoir eu d’incidence climatique globale. La signature isotopique du sulfate permet de distinguer ces éruptions (troposphériques) locales des éruptions stratosphériques, d’impact climatique significatif. © Bruno Jourdain IGE/UGA/IPEV

Note(s): 

Les laboratoires français qui ont participé à cette étude sont l'Institut des géosciences de l'environnement (IGE, CNRS/IRD/Université Grenoble Alpes/Grenoble INP) et le Laboratoire de géologie de Lyon (LGL-TPE, ENS/CNRS/Université de Lyon).

Source(s): 

E. Gautier, J. Savarino, J. Hoek, J. Erbland, N. Caillon, S. Hattori, N. Yoshida, E. Albalat, F. Albarede & J. Farquhar 2600-years of stratospheric volcanism through sulfate isotopes, Nature Communications (2019) doi:10.1038/s41467-019-08357-0

 

Contact(s):
  • Elsa Gautier, IGE
    elsa [dot] gautier [at] univ-grenoble-alpes [dot] fr, 06 41 36 65 68

Le sismomètre français SEIS bien à l’abri sous son bouclier thermique

Communiqué de presse

Mardi, 5 février 2019

Un bouclier en forme de dôme a été installé sur le principal instrument scientifique SEIS de la sonde InSight afin de le protéger du vent et des variations de températures sur la surface de Mars. La mission InSight a franchi une nouvelle étape en plaçant sur le sismomètre français SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure) le bouclier protecteur en forme de dôme, afin d’augmenter encore la précision des données collectées sur la surface martienne. SEIS est désormais dans sa configuration définitive et va permettre aux scientifiques d’observer pour la première fois en profondeur l’intérieur de la planète rouge pour comprendre la formation des planètes rocheuses.



 

La fonte des glaces en Antarctique s'accélère

A lire sur France Inter

28/01/2019

L'Antarctique fond de plus en plus vite, y compris dans des régions relativement épargnées jusqu'à présent. Cette fonte est six fois plus rapide aujourd'hui qu'il y a 40 ans. Elle contribue à l'augmentation du niveau des océans.


Depuis les années 80, l'Antarctique a perdu plus de 4700 milliards de tonnes de glace © AFP / MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Avec Jérémie Mouginot, chercheur de l'Institut des géosciences de l'environnement (IGE, CNRS/IRD/Université Grenoble Alpes/Grenoble-INP).

A lire sur le site de France Inter.

Les populations Ukrainiennes et Galloises sont-elles apparentées ? Une nouvelle histoire vieille de 556 millions d'années racontée par les roches

Vendredi, 8 février 2019

Jusqu’à présent, la faune édiacarienne du bassin de Podolya en Ukraine était considérée comme faisant partie du même domaine que celle de la Mer Blanche en Russie. Mais, du fait de la dérive des continents, ce qui est géographiquement proche aujourd’hui pouvait être très éloigné hier, et inversement. Aussi, sur la base de cet âge de 556,78 millions d'années et des morphologies très primitives des traces et organismes ukrainiens, il semble nécessaire de rouvrir le débat. Une équipe internationale(1), coordonnée par l'Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers (IC2MP, CNRS/Université de Poitiers), a ainsi montré, par leurs dernières reconstitutions paléo-géographiques, que le domaine de Podolya se trouvait au voisinage géographique de ce qui est aujourd’hui le Pays de Galles.

Note(s): 

1. Parmi les laboratoires français, est également impliqué le Laboratoire magmas et volcans (LMV/OPGC, Université Clermont-Auvergne/CNRS/IRD)

Source(s): 

Soldatenko Y., El Albani A., Ruzina M., Fontaine C., Nesterovsky V., Paquette, J.-L. Meunier A. & Ovtcharova M. Precise U-Pb age constrains on the Ediacaran biota in Podolia, East European Platform, Ukraine. Scientific Report (2019) doi: 10.1038/s41598-018-38448-9

Contact(s):
  • Abderrazak El Albani, IC2MP
    abder [dot] albani [at] univ-poitiers [dot] fr, 06 72 85 20 88

Déploiement de planeurs de la DT-INSU

Reportage France Info - Minute 3

22/01/2019

C'est une première dans l'océan Indien, des planeurs sous-marins ont été mis à l'eau. Objectifs : améliorer les prévisions météorologiques et cycloniques. Paul Dasi, Ingénieur en instrumentation océanographique, nous explique le déploiement. Ce projet est piloté par le CNRS-INSU, Météo-France et l'Université de la Réunion. Nous vous invitons à regarder le reportage de France Info, à partir de la 3ème minute.

Le comportement inattendu des nuages de cendres volcaniques révélé

Mardi, 5 février 2019

Les nuages de cendres volcaniques sont générés lors d'éruptions explosives très violentes. Ils sont un danger majeur pour l’homme, ayant des conséquences socio-économiques importantes, comme lors de l’éruption de Eyjafjallajökull en 2010. Une équipe internationale menée par le Laboratoire magmas et volcans (LMV/OPGC, Université Clermont Auvergne/CNRS/IRD), et incluant le Laboratoire de mathématiques Blaise Pascal (LMBP, Université Clermont Auvergne/CNRS) et Météo France (VAAC-Toulouse), vient de démontrer que les éruptions les plus intenses sont les moins efficaces à transporter les cendres dans l’atmosphère. Cela implique que leur concentration dans les nuages volcaniques peut être jusqu'à 50 fois inférieure aux prévisions actuelles.


Schéma illustrant les mécanismes de sédimentation et de transport des cendres volcaniques pour différents styles éruptifs. En particulier, les éruptions de type « Plinienne » qui sont les plus intenses, ont un contenu en cendres fines très riche. Cela induit des mécanismes collectifs de sédimentation, ce qui accélère la chute des particules. ©Mathieu Gouhier

Source(s): 

Gouhier, M., Eychenne, J., Azzaoui, N., Guillin, A., Deslandes, M., Poret, M., Costa, A., Husson, P., (2019). Low efficiency of large volcanic eruptions in transporting very fine ash into the atmosphere. Scientific Reports, doi: 10.1038/s41598-019-38595-7

Contact(s):
  • Mathieu Gouhier, LMV
    M [dot] Gouhier [at] opgc [dot] fr, 04 73 40 55 88
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