II-4 : GEOSCOPE (Observatoire de Sismologie Globale)

Le Service National d’Observation GEOSCOPE, également appelé Observatoire de Sismologie Globale, créé en 1982, est constitué d'un réseau de 33 stations sismologiques installées sur les six continents ainsi que sur des îles océaniques. Ces stations sont généralement installées dans des caves et toutes équipées de sismomètres très large-bande (STS1, T240 or STS2) couplés à des numériseurs 24 ou 26 bits (Q330HR). Toutes les stations transmettent leurs données en temps réel au centre de données de l'Institut de Physique du Globe de Paris, qui assure leur redistribution aux autres centres de données (FDSN/IRIS-DMC et RESIF) et aux centres d’alerte tsunami. L’ensemble des données est ainsi librement et facilement accessible à la communauté française et internationale, pour des objectifs de recherche fondamentaux ou appliqués.

Les objectifs scientifiques de GEOSCOPE sont axés sur la compréhension de la dynamique terrestre à partir de l’étude des structures et des tremblements de Terre. De nombreuses études portant sur la structure terrestre globale et sur l’analyse fine de la source sismique ont bénéficié de la localisation isolée des stations GEOSCOPE, particulièrement celles de l'hémisphère sud. Entre 1982 et 2015, environ 1300 articles scientifiques ayant utilisé des données GEOSCOPE ont été recensés.

OSU Responsable :

IPGP

Autres OSU participants :

EOST

Autres organismes impliqués :

IPEV, CEA/DASE, IRD

Site web :

http://geoscope.ipgp.fr

Carte des stations GEOSCOPE.

Vue extérieure de quelques stations GEOSCOPE.

Illustrations de l’instrumentation utilisée.

Utilisation des stations GEOSCOPE pour la tomographie sismique du manteau de la Terre. Les couleurs représentent les écarts entre la vitesse de propagation réelle des ondes sismiques et celle d'un modèle de référence. Par convention, les zones rouges sont celles où la vitesse des ondes est plus lentes, elles indiquent des zones plus chaudes, les zones bleues sont celles où la vitesse est plus rapides, elles indiquent les zones plus froides. Les flèches noires figurent la direction d'anisotropie. © GEOSCOPE. Equipe de Sismologie (CNRS-IPGP).

Utilisation des stations GEOSCOPE pour l’analyse des séismes majeurs. Exemple du séisme d’Illapel (Chili central, 16/09/2015, magnitude 8.2).