Classement Thomson-Reuters, avis du COMETS, Plan d’action européen pour la science ouverte, Projet de loi Pour une République numérique, une BDD de la NASA en libre accès, Perish or Publish in China

Vendredi, 15 avril 2016

Le CNRS référencé dans trois classements mondiaux des organismes les plus innovants - Brevets et licences

Le CNRS est classé à la 5e place  du nouveau classement de Thomson-Reuters des organismes publics  les plus innovants au monde. Il figure aussi dans le Top 100 des innovateurs mondiaux, toujours publié par Thomson Reuters, ainsi que dans celui de l’Office européen des brevets (OEB)....Ce palmarès s’appuie sur les données relevant de la propriété intellectuelle et du nombre de brevets et de publications, répertoriées dans les bases de Thomson-Reuters ces huit dernières années.

 

Discussion et contrôle des publications scientifiques à travers les réseaux sociaux et les medias : questionnements éthiques  - 06/04/2016 - Avis du Comets CNRS

La diffusion des travaux scientifiques subit actuellement une évolution profonde liée à l’usage d’Internet. Le mouvement Open Science désigne tout l’éventail des voies d’accès au travail scientifique apporté par le numérique. Les résultats peuvent être communiqués immédiatement et gratuitement par dépôt sur des archives ouvertes, des sites scientifiques ou encore des revues en libre accès.

Plan d’action européen pour la science ouverte  ( dit plan d'action d'Amsterdam ) : Communiqué de presse du 06/04/2016  - inf extraite de La List -INIST

Après deux journées de travail, la conférence « Science ouverte — de la vision à l’action », organisée par le secrétaire d’État Sander Dekker dans le cadre de la présidence néerlandaise de l’UE, s’est achevée sur un résultat de taille : le Plan d’action d’Amsterdam sur l’innovation en matière de science ouverte.

Deux objectifs :

  1. Permettre l’accès libre et total, d’ici 2020, à toutes les publications scientifiques financées par des fonds publics (open access).
  2. Rendre systématique la possibilité de partage et de réutilisation des données (open data) pour toute la recherche financée par des fonds publics.

Une échéance : Le 27 mai prochain, lors du Conseil Compétitivité, les ministres européens chargés de l’innovation et de la recherche conviendront des actions et des ambitions à poursuivre en matière de science ouverte.

Voici  la réaction immédiate des éditeurs scientifiques de l'Association STM  : http://openaccess.inist.fr/?Reaction-de-l-association-STM-au

 

Projet de loi Pour une République numérique - Texte n° 325 au Sénat

Les dates :
adopté le 26/01/2016 par l'Assemblée Nationale  transmis au Sénat le 26 janvier 2016
Discussion en séance publique au Sénat les 26, 27, 28 avril et 3 mai 2016

Deux articles concernent l'IST :

  • art 17 : conditions de dépôt d'un article - version finale  auteur acceptée pour publication  sur un format ouvert - une archive ouverte : accepté par l' Assemblée Nationale et  toujours présent dans le Projet de loi présenté au Sénat
  • art 18 bis : concerne l'exploration de textes et données pour les besoins de la recherche publique : le texte  de cet article voté par l'Assemblée Nationale a été retiré par le Sénat puis une nouvelle mouture a été proposée par Mme Mélot, sénatrice,  sous forme d'un amendement - voir en infra .

L'article 18 bis en question :

- art 18 bis : Le TDM en question : définition : text and data mining - fouille de texte et des données
Pour mémoire, l’exception text mining vise à autoriser l’extraction de corpus de textes et de données à des fins scientifiques : toute source légalement accessible pourrait être recopiée dans une base de données et librement partagée au sein des membres du projet scientifique extrait d'une tribune du 06/04/2016 :  https://scoms.hypotheses.org/640 - L’exception text mining maintenue dans le projet de loi numérique ?

- art 18 bis :  l'amendement Mélot , au Sénat - déposé le 05/04/2016 et adopté par la Commission des Lois
http://www.senat.fr/amendements/commissions/2015-2016/325/Amdt_COM-408.html

- une réaction à cet amendement Mélot liant contrat avec les éditeurs et le TDM :
Loi République numérique : les chercheurs pourront-ils fouiller automatiquement n'importe quel texte ?
voir la tribune (08/04/2016) sur : http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/loi-republique-numerique-les-...

- Prise de position de la CPU ( Conférence des Présidents d'Universités) pour le TDM :
Les dirigeants d’organismes de recherche et d’établissements d’enseignement supérieur demandent la liberté d’accès à la fouille de textes et de données à des fins scientifique.
En tant que responsables d’organismes de recherche et d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche, nous souhaitons solennellement attirer votre attention sur les conséquences qu’aurait la suppression de l’article 18 bis relatif à la liberté d’accès à la fouille de textes et de données à des fins de recherche scientifique (TDM: Text and Data Mining) dans la loi Pour une République Numérique actuellement en examen au Sénat.

- La recherche publique pourrait rapidement disposer d’un cadre juridique sécure pour porter ses développements TDM ?
Voir l'analyse faite par Michel Vajou pour Eprist ( les responsables IST des Epst et Epic français)
les éditeurs - le gouvernement  - les besoins des chercheurs - les contraintes du  champ d'application lié aux contrats editeurs tel que le propose l'amendement Merlot etc ...

 

Une gigantesque base de données géographiques de la NASA désormais libres d’accès : inf extraite de La List -INIST

Trois millions d’images de la surface de la Terre enregistrées depuis 1999 par la NASA sont désormais à la disposition de tous. Google Earth ne vous suffit pas et vous voulez en savoir un peu plus à propos de la surface de la Terre. La NASA a tout juste ce qu’il vous faut : ASTER (Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer), un instrument de mesure japonais, sonde la surface de la Terre depuis plus de 16 ans à bord du satellite Terra.

 

Perish or Publish in China: Pressures on Young Chinese Scholars to Publish in Internationally Indexed Journals

Résultats d'une enquête sur les conditions de travail de 7 jeunes chercheurs, en STM, dans une université chinoise.
Enquête menée par des chercheurs chinois. Evidemment, le quantitatif de 7 n'est peut-être pas représentatif des communautés de la recherche en Chine !

To boost their research productivities, Chinese universities are putting great pressure on their research-active staff to publish in internationally indexed journals. However, the emerging publish-or-perish culture in China has seen little empirical investigation thus far. In the research reported in this article, semi-structured interviews were conducted with seven young researchers in science and engineering disciplines at a research-centered university in central China. The study showed that these young scholars faced great pressure to publish papers in internationally indexed journals.