Franck Selsis: Recherche sur les atmosphères d'exoplanètes (E3ARTHs)

StG 2007, institution-hôte: CNRS

Chercheur au Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux - LAB (CNRS / Université de Bordeaux) Franck Selsis

Spécialiste des atmosphères planétaires, Franck Selsis est recruté en 2004 par le CNRS dans l'équipe du Centre de recherches astrophysiques de Lyon (CRAL) de l'ENS Lyon, après un postdoc de 3 ans en Espagne. En 2007, il obtient lors du premier appel Starting Grant de l'ERC une bourse pour développer un programme d'étude des atmosphères d'exoplanètes au Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (LAB).

Il est aujourd'hui directeur de recherche et responsable de l'équipe ECLIPSE (Exoplanets - CLImates - Planetary Systems Evolution) du LAB. Il a participé en 2007 à la première détection d'une molécule (H2O) dans l'atmosphère d'une exoplanète avec le télescope spatial Hubble ainsi qu'à la première détection en 2014 d'une exoplanète de type et température terrestre (Kepler 186 f, trouvée avec le télescope spatial Kepler). Il fait également partie du consortium qui a révélé en août 2016 la présence d'une exoplanète potentiellement habitable autour de Proxima, l'étoile la plus proche du Soleil.

Le projet ERC

Recherche sur les atmosphères d'exoplanètes (E3ARTHs) 2008-2013

Jusqu'au milieu des années 2000, les méthodes d'observation étaient limitées à la détection d'exoplanètes géantes et/ou très chaudes, à la détermination de leurs paramètres orbitaux et permettaient seulement d'avoir une estimation de leur masse et/ou de leur rayon. Vers 2007, l'exploration des exoplanètes a abordé une phase nouvelle grâce à la caractérisation spectroscopique de leur atmosphère (température, composition chimique, circulation) et en détectant d'autre part des planètes plus terrestres de par leurs dimensions et leur température. Ces nouvelles observations, réalisées du sol et de l'espace, ont ouvert la voie à une planétologie comparée non plus limitée à notre système solaire mais aux très nombreux systèmes planétaires peuplant notre coin de la Galaxie.

Le projet E3ARTHs a contribué à développer des modèles d'atmosphères permettant d'interpréter les observations et d'étudier la diversité des conditions physico-chimiques et climatiques sur les planètes extrasolaires, depuis les planètes géantes gazeuses les plus chaudes jusqu'aux planètes telluriques tempérées et potentiellement habitables.