Réviser les projections sur l’asséchement des continents à la hausse
Au-delà de l’augmentation des températures, les impacts du changement climatique se manifestent le plus souvent via des modifications du cycle de l’eau
Basée sur deux générations de modèles et sur des mesures in situ disponibles depuis 1973, l’étude souligne que cette sous-estimation concerne notamment les moyennes latitudes de l’Hémisphère Nord (en moyenne annuelle, et plus encore en été). Elle confirme et élargit les conclusions d’une étude préalable portant sur la période 1979-2014. Les résultats montrent par ailleurs que l’assèchement observé est bien d’origine anthropique, et que les modèles qui reproduisent le mieux les tendances observées projettent un réchauffement et un assèchement plus marqués que la moyenne des modèles jusqu’à la fin du 21e siècle, et ce quel que soit le scénario d’émissions envisagé.
Cette étude pose de nouvelles questions concernant les raisons du hiatus entre les tendances récentes observées et simulées (rétroactions liées aux surfaces continentales, incapacité des modèles à reproduire la répartition géographique du réchauffement océanique observé, sous-estimation de la variabilité interne) et les conséquences éventuelles d’un tel assèchement pour les écosystèmes et leur capacité à absorber une partie de nos émissions résiduelles de carbone d’ici 2050.
Laboratoire CNRS impliqué
Centre national de recherches météorologiques (CNRM)
Tutelles : CNRS / Météo France
Pour en savoir plus
Douville H. and K. Willett (2023) A drier than expected future, supported by near-surface relative humidity observations. Sc. Adv., 9, eade6253.