Loi pour une République Numérique, contributeurs d’une publication, guide LaTeX en openaccess, questionnaire gestion des données de la recherche, facteur d'impact

Mardi, 11 octobre 2016

Informations  institutionnelles   :

  •  Loi pour une République Numérique :


- Adoption de la loi :
Dans sa séance du 28 septembre 2016, le Sénat a examiné et approuvé le texte de projet de loi pour une République numérique élaboré par la commission mixte paritaire, comme l’avait déjà fait l’Assemblée nationale au mois de juillet. L’adoption du texte de loi devient donc définitive. Il sera complété par des décrets d’application, sans doute nombreux, pour lesquels le travail est en cours.
les articles concernés :

- Les articles adoptés concernant l'IST  :
Article 17 : open access
Article 18 bis : Text & Data mining

Version courte :

L’article 17 stipule que :

« Lorsqu’un écrit scientifique issu d’une activité de recherche financée au moins pour moitié par des dotations de l’État, des collectivités territoriales ou des établissements publics, par des subventions d’agences de financement nationales ou par des fonds de l’Union européenne est publié dans un périodique paraissant au moins une fois par an, son auteur dispose, même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur, du droit de mettre à disposition gratuitement dans un format ouvert, par voie numérique, sous réserve de l’accord des éventuels coauteurs, la version finale de son manuscrit acceptée pour publication, dès lors que l’éditeur met lui-même celle-ci gratuitement à disposition par voie numérique ou, à défaut, à l’expiration d’un délai courant à compter de la date de la première publication. Ce délai est au maximum de six mois pour une publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et sociales. »

L’article 18 bis modifie le code de la propriété intellectuelle en indiquant que :

« Les copies ou reproductions numériques réalisées à partir d’une source licite, en vue de l’exploration de textes et de données incluses ou associées aux écrits scientifiques pour les besoins de la recherche publique, à l’exclusion de toute finalité commerciale. Un décret fixe les conditions dans lesquelles l’exploration des textes et des données est mise en oeuvre, ainsi que les modalités de conservation et de communication des fichiers produits au terme des activités de recherche pour lesquelles elles ont été produites ; ces fichiers constituent des données de la recherche. »

Version longue : articles du texte de la loi ; https://www.senat.fr/leg/tas15-131.html

- au niveau de la Commission Européenne et pour information :

Le projet de nouvelle directive « droit d’auteur » présenté par la Commission européenne prévoit une exception obligatoire au droit d’auteur en faveur du TDM scientifique :

Proposal for a Directive of the European Parliament and of the Council on copyright in the Digital Single Market 
La proposition est disponible  : https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/proposal-directive-european-parliament-and-council-copyright-digital-single-market

Lire le communiqué de presse - 14/09/2016  : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-3010_fr.htm

Une analyse succincte de cette proposition autour de la thématique -  Text &Data mining est disponible sur :
 http://www.eprist.fr/  :
Le 14 septembre dernier, la Commission européenne a publié son projet de directive « On copyright in the digital single-market »1. Ce texte a suscité une levée de boucliers de la part des acteurs de l'économie numérique, dénonçant des dispositions jugées trop favorables aux industries culturelles. Quoi que l'on pense de ce jugement, il faut noter qu'en proposant une exception au droit d'auteur – qui serait obligatoire pour tous les Etats-membres – pour rendre juridiquement sûrs les usages du Text & Data mining à des fins de recherche scientifique publique, la Commission n'a sur ce point pas suivi les désidératas des éditeurs scientifiques. Le texte proposé par la Commission apparaît tout à fait compatible avec les dispositions récemment adoptées par le législateur français dans le cadre de la discussion du projet de loi pour une République numérique.... Michel Vajou pour Eprist  - le 23/09/2016

Quelques informations techniques :

  • Reconnaître tous les contributeurs d’une publication : Cirad : 09/2016

Le concept conventionnel d’auteur est de plus en plus difficile à appliquer à une publication scientifique. Il ne permet pas la reconnaissance académique de tous collaborateurs ni celle des différentes activités d’un projet de recherche.
La taxonomie CRediT précise le concept de contributeur en listant 14 types de contribution avec leurs activités associées. Elle attribue de façon claire et homogène un rôle à chaque personne ayant pris part à un projet de recherche jusqu’à la publication....
Lire la suite dans la fiche Cirad :
http://coop-ist.cirad.fr/actualites/reconnaitre-tous-les-contributeurs-d-une-publication

  • LaTeX : a featured book on Wikibooks - open access :

This is a guide to the LaTeX markup language. It is intended to form a useful resource for everybody from new users who wish to learn, to old hands who need a quick reference....
A pdf version is available
Lien : https://en.wikibooks.org/wiki/LaTeX

  • Gestion des données de la recherche : questionnaire très succinct sur vos besoins et attentes

Chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et professionnels de l’IST : quels sont vos besoins et attentes sur la gestion des données de la recherche ? quelles sont vos attentes en termes d'apprentissage et d’accompagnement ? -

Objectif :
Recueillir les attentes en termes d'apprentissage et d’accompagnement auprès des chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et professionnels de l'IST sur le thème de la gestion des données de la recherche, et en particulier sur leurs modalités de mise en œuvre dans le cadre du projet DoRANum.
Afin de mieux répondre à vos attentes et vos besoins en termes d'apprentissage et d’accompagnement sur la gestion des données de la recherche, la BSN (Bibliothèque Scientifique Numérique), l'Inist - CNRS et le réseau des Urfist vous invitent à répondre à ce sondage, anonyme et rapide.
Doranum : Le projet DoRANum (Données de la Recherche : Apprentissage NUMérique à la gestion et au partage) a pour objectif de mettre en place un dispositif de formation à distance d’accès coordonné, intégrant différentes ressources d’auto-formation sur la thématique de la gestion et du partage des données de la recherche.

lien vers le sondage  : http://www.doranum.fr/2016/09/28/sondage/

  • Sale été pour le facteur d'impact ?

Publié comme chaque année à la mi-juin pour plus de 11 000 revues, le Journal Impact Factor (JIF) reste au coeur des argumentaires marketing des éditeurs scientifiques. On assiste pourtant cette année à un tir de barrage particulièrement nourri contre le JIF et ses usages dévoyés. La prestigieuse revue Nature a fait paraître fin juillet un éditorial au vitriol (« Time to remodel the Journal Impact Factor »1) contre le JIF. Publié en août2sur l'archive BioRxiv un préprint3 (« A simple proposal for the publication of journal citation distributions ») démontre que si l'on exclut les 15 à 20% d'articles qui génèrent les plus grands nombres de citations, des revues à facteur d'impact très différent mais appartenant à un même champ disciplinaire ont en fait des retombées similaires en matière de citations. Enfin, paru dans PLoS Biology le 6 septembre dernier un article (« Relative Citation Ratio : A New Metric That Uses Citation Rates to Measure Influence at the Article Level »4) émanant d'un groupe de travail piloté par les NIH5 propose un nouvel indicateur bibliométrique « ouvert », le RCR, qui prétend apporter une réponse aux insuffisances de la plupart des indicateurs bibliométriques connus. Pourtant le JIF semble avoir encore de beaux jours devant lui : l'adoption large d'une nouvelle métrique est un processus très long et suppose qu'elle soit labélisée par un « tiers de confiance » à forte notoriété. Surtout, le rôle dominant de l'Impact Factor s'explique parce qu'il sert des intérêts consolidés, en particulier ceux des grands éditeurs. Mais le noeud du problème réside dans l'articulation entre processus d'évaluation de la recherche et usage des indicateurs bibliométriques.