Bernard Marty : Noble Gas Tracing of Sources and Sinks of Volatile Elements in the Atmosphere (NOGAT)

AdG 2010, institution hôte : CNRS

Bernard Marty, Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG : CNRS / Université de Lorraine)

Bernard Marty. Bernard Marty est professeur de Géochimie à l'Ecole Nationale Supérieure de Géologie, Université de Lorraine, à Vandoeuvre lès Nancy. Il effectue sa recherche au Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG) UMR 7358 CNRS - Université de Lorraine.

Après une thèse de 3ème cycle en physique à Toulouse, Il effectue un post-doctorat à L'université de Tokyo (Japon). Il intègre le CNRS en 1986 à l'Université Pierre et Marie Curie à Paris, dont il est Docteur d'Etat en 1988. Il devient Professeur à l'ENSG à Nancy en 1992 et il fonde le laboratoire de gaz nobles du CRPG.

Ses travaux portent sur le cycle des élements volatils dans la Terre et dans le système solaire. Il a travaillé sur les échantillons ramenés par des missions spatiales (Apollo, Genesis, Stardust) et fait partie de l'équipe analysant les volatils dégazés par la comète 67P (Mission Rosetta).

Bernard Marty est Fellow de l'AGU, Meteoritical Society, Geochemical Society et European Association of Geochemistry. Membre honoraire de l'Institut Universitaire de France, le Best Paper Award a été attribué à son équipe par la Geochemical Society of Japan, et il est lauréat du Grand Prix Dolomieu 2016 de l'Académie des Sciences.

Deux ERC avanced Grants lui ont été attribués, NOGAT de 2011 à 2016, et PHOTONIS de 2017 à 2021.

Le projet ERC

NOGAT a pour objectif d'améliorer notre compréhension des sources, des puits, et des processus affectant la composition de l'atmosphère à différentes périodes de temps, de 3,8 milliards d'années jusqu'à l'époque actuelle. Pour atteindre cet objectif, l'équipe a mis au point l'analyse des gaz nobles, qui sont des traceurs clés de l'évolution atmosphérique, avec une précision inégalée à ce jour (spectrométrie de masse multi-collections, standard bracketing).

L'analyse de l'atmosphère ancienne piégée dans des sédiments archéens montre un pic de croissance crustale aux alentours de 3 Ga, une protection efficace de la surface terrestre par le champ magnétique avant 3,5 Ga, et des processus de fuite atmosphérique non thermiques haute atmosphère. L'analyse au pour mille de la composition isotopique de l'hélium dans l'atmosphère actuelle montre son homogénéité géographique et temporelle depuis 3 décennies, contrairement à ce qu'affirment des modèles récents.