OZCAR : Observatoires de la Zone Critique Applications et Recherches

Référent : INSU-CNRS

Une infrastructure dédiée à l’observation de la Zone Critique

La Zone Critique désigne la mince pellicule superficielle de la Terre à l’interface lithosphère-atmosphère/hydrosphère. Outre son rôle important pour les cycles de la matière, cette zone est critique car elle est caractérisée par la vie et concentre la plupart des activités humaines. C’est le lieu principal des ressources biologiques, hydrologiques et géologiques. En étant le milieu de vie de l’humanité, elle concentre l’essentiel des activités humaines et elle est donc soumise à des problèmes de risques et d’impacts. Loin d’être isolés, tous les compartiments de la zone critique interagissent les uns avec les autres suivant des modalités encore largement inconnues et sur des échelles de temps qui peuvent être très variables (géologiques à journalières). Mieux appréhender le fonctionnement de l’ensemble plutôt que de ses parties prises individuellement est un enjeu scientifique important.

Le réseau de l’IR OZCAR

La France a la chance d’avoir constitué depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, des observatoires de la ZC et des écosystèmes, via les organismes de recherche qui labellisent et soutiennent des services d’observation, des observatoires de recherche en environnement ou encore des zones privilégiées d’étude. Dans le domaine des surfaces terrestres, les principaux SOERE qui ont été reconnus sont le réseau des sites hydrogéologiques (H+), dédié à la modélisation du transport réactif en milieu poreux et fissuré, le réseau RBV des bassins versants, dédié à l’observation hydrologique, hydrométéorologique, géomorphologique et biogéochimique de bassins versants à différentes échelles spatiales, le réseau CRYOBS-CLIM dédié à l’observation et la modélisation des surface enneigées et englacées dans les zones de montagne et aux pôles, l’OPE (Observatoire pérenne de l’environnement) sur le site de Bures, l’observatoire spatial régional (OSR). Ces SOERE, auxquels il convient d’ajouter le réseau des piézomètres du BRGM le SNO de l’INSU Tourbières, dédié à la compréhension biogéochimique de ces zones humides constituent le cercle fondateur de l’IR OZCAR.

De nombreux partenaires soutiennent cette Infrastructure via les observatoires qu’ils y ont labélisés, et notamment CNRS, IRSTEA, ANDRA, BRGM, IRD, MétéoFrance et l’INRA ainsi que plusieurs universités.

Un effort international

Au niveau mondial, les initiatives de regroupement des observatoires terrestres sont nombreuses et en développement rapide. L’IR sera une composante du miroir français d’un projet d’ESFRI eLTER, les infrastructures et outils structurant dédiés à la biosphère devant constituer les autres piliers du miroir français. Ce projet d’ESFRI vient dans la continuité du projet INFRAIA « starting community » eLTER, et vise la construction d’une infrastructure européenne de recherche regroupant les observatoires LTER européens (Long Term Ecological Research) et les Observatoires de la Zone Critique.