La Terre et ses mystères en un clic

- communiqué de presse

Jeudi, 4 Décembre 2008

Que se passe-t-il au centre de notre planète ? Peut-on prévoir les séismes et leurs effets ? Comment estimer les risques sismiques ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses en ligne sur la toute nouvelle visite virtuelle du CNRS. De manière ludique, près de 60 chercheurs du Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique(1) y présentent, en images, leur travail au quotidien. En particulier, vous y écouterez le chant des volcans et découvrirez étonnamment que la sismologie aide à l'étude de la pyramide de Kheops.


A l'occasion de l'Année internationale de la planète Terre, le CNRS a choisi de consacrer sa seconde visite virtuelle(2) au Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique (LGIT). Cet outil interactif répond à un double souhait : il s'agit, pour les scientifiques, de faire partager leurs activités de recherche, ici centrées sur la Terre et sa dynamique, et de satisfaire la curiosité croissante du grand public pour la science.

Afin de plonger le visiteur au coeur du quotidien des chercheurs, CNRS Images a réalisé 68 vidéos (de 2 à 5 min) et 30 clichés panoramiques 360° capturés en laboratoire et sur le terrain. Une soixantaine de scientifiques, techniciens et doctorants s'est prêtée au jeu de l'interview pour décrire simplement leurs recherches, leur parcours, réaliser des expériences. Ce voyage dans les secrets de la Terre se décline en dix chapitres. Huit illustrent les domaines de recherche du LGIT, de la sismologie aux mouvements de terrains en passant, entre autres, par les risques sismiques et les volcans. Deux présentent plus particulièrement le travail des étudiants en thèse et les moyens communs(3) nécessaires au bon fonctionnement du laboratoire, soulignant que la recherche scientifique est définitivement un travail d'équipe.

Véritable explorateur de la Terre, le LGIT étudie les risques associés à ses manifestations (glissements de terrains par exemple) par l'observation directe, l'enregistrement de signaux tels les ondes sismiques, l'expérimentation ou bien la simulation numérique. Il y est question de tremblements de terre, d'imagerie sismique, de reproduction de la dynamo terrestre(4) et de son champ magnétique, de volcans mais aussi de déformations de la lithosphère, l'une des couches de la Terre, qui engendrent les chaînes de montagnes. L'environnement figure également au programme avec les problèmes de pollution abordés par la géochimie.

Au LGIT, la Terre s'entend dans toutes ses dimensions, dans toutes ses manifestations. Le terrain d'expérience est proche, les Alpes pour la surveillance sismique, ou au-delà des frontières de la métropole : en Iran et au Tibet lorsqu'il s'agit d'étudier la structure de la lithosphère dans des régions en collision ; sur l'île de La Réunion, lorsqu'il s'agit d'étudier la structure et l'activité du Piton de la Fournaise ;en Amérique pour imager la région de la faille de San Andreas ; ou encore en Inde pour résoudre des questions d'environnement et de pollution à l'arsenic des puits d'eau potable. Pour leurs travaux, les chercheurs sont amenés à concevoir des expérimentations originales en laboratoire. Ils gèrent également des parcs instrumentaux dans le cadre des activités de l'INSU-CNRS, comme le parc « Sismob » de stations sismologiques mobiles.

Note(s): 
  1. Unité mixte de recherche CNRS / Université Joseph Fourier / Laboratoire Central des Ponts et Chaussées / IRD / Université de Chambéry, le LGIT est rattaché à l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS.
  2. Lancée en mars 2008, la première visite virtuelle consacrée à l'Institut Ausonius a jusqu'à présent reçu 15 400 visites.
  3. Logistique, centre de documentation, hygiène et sécurité, gestion de contrats européens...
  4. On appelle "dynamo terrestre" l'ensemble des mouvements du métal liquide (Fer et Nickel) contenu dans le noyau externe de la Terre qui génèrent et entretiennent son champ magnétique.