Clotilde Laigle : une médaille de bronze pour ses travaux sur l’observation de la toile cosmique
Clotilde Laigle est astronome adjointe à l’IAP (CNRS/Sorbonne Université), où elle étudie la formation des galaxies dans la toile cosmique. Pour cela elle tire parti aussi bien des riches données des nouveaux relevés astronomiques que des simulations cosmologiques.
« La toile cosmique est la distribution à grande échelle de la matière dans l'Univers (amas, filaments et murs cosmiques), décrit Clotilde Laigle, astronome adjointe à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP, CNRS/Sorbonne Université). Les galaxies se forment et évoluent au sein de ces structures cosmiques, elles-mêmes en transformation continue. Les propriétés observées des galaxies, comme leurs couleurs, morphologies et alignements, sont autant d’indices qui encodent les processus d’assemblage de leur masse au cours du temps cosmique. »
« Les galaxies sont les briques visibles de la distribution de matière noire dans les filaments cosmiques, qui elle est invisible. »
Pour cartographier la toile cosmique, ce qui reste un défi observationnel, Clotilde Laigle navigue depuis sa thèse entre l’étude de relevés observés et de simulations numériques. Elle travaille par exemple avec des données issues de la mission Euclid de l’ESA et du télescope JWST.
« Mon travail s’insère dans de grands projets collaboratifs, dont le succès nécessite de combiner les expertises de plusieurs centaines de personnes. C’est une belle aventure humaine ! »
Les simulations cosmologiques, qui modélisent les populations de galaxies dans de petits volumes d’Univers, l’aident à interpréter ses observations pour comprendre les processus physiques en jeu, mais aussi pour quantifier les incertitudes et biais observationnels, via la production d'observations synthétiques. Au titre de sa mission nationale d’observation d’astronome adjointe, Clotilde Laigle participe également au traitement et à la validation des images issues de la caméra VIS d’Euclid.
Polytechnicienne, Clotilde Laigle a soutenu sa thèse à l’IAP en 2016. Après un postdoctorat à l’université d’Oxford (Royaume-Uni), elle est recrutée en 2019 à l’IAP. Très attachée à la transmission, elle est également cofondatrice à titre privé de l’association de médiation scientifique Esther & Herbert.