Confirmation et réfutation de galaxies très lumineuses dans l’Univers primordial
Au cours des 300 premiers millions d'années de l'histoire cosmique, les premières étoiles
Le JWST a découvert un grand nombre de candidates galaxies avec des "redsfhits" (z, qui mesure la distance, z) aussi grand que z = 16, estimés à partir de la photométrie multi-bande (redshift photométrique). Mais une mesure spectroscopique est nécessaire pour valider le redshift de ces sources. La mesure des redshifts avec des codes adaptés comme le code CIGALE
Les analyses de galaxies candidates massives à z = 9 – 12 ont montré que leur abondance est plus élevée que celle prévue par les modèles de formation des galaxies. Cela pourrait indiquer que des hypothèses doivent être modifiés. Parmi ces hypothèses : la possibilité d'atténuation négligeable de la poussière, une efficacité accrue de conversion du gaz en étoiles, ou une distribution différente de la masse des étoiles à ces premières époques. En effet, le fait de détecter trop de galaxies massives implique que les modèles sous-estiment la formation stellaire dans ces galaxies. Cela pourrait indiquer des lacunes dans notre connaissance actuelle de la formation des galaxies, ou bien suggèrerait que les hypothèses dérivées de notre connaissance de l’Univers à plus bas redshift que nous connaissons mieux ne s’appliquerait pas à l’Univers primordial. Elle souligne aussi les risques scientifiques de tirer des conclusions avant de confirmer les décalages spectraux vers le rouge (redshifts) à partir de mesures spectroscopiques.
Laboratoire CNRS impliqué
Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM - OSU Pythéas)
Tutelles : CNRS / CNES / AMU
Pour en savoir plus
Arrabal Haro, P., Dickinson, M., Finkelstein, S.L. et al. Confirmation and refutation of very luminous galaxies in the early Universe. Nature 622, 707–711 (2023).