Guillaume Avice : une médaille de bronze pour ses travaux sur les gaz rares dans l’atmosphère des planètes telluriques
Géochimiste et Cosmochimiste, Guillaume Avice est chargé de recherche à l’IPGP (CNRS/IPGP/Univ. Paris Cité). Il utilise la spectrométrie de masse pour étudier les gaz rares dans l’atmosphère des planètes telluriques.
Guillaume Avice, chargé de recherche à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, CNRS/IPGP/Univ. Paris Cité), étudie la cosmochimie des gaz rares pour comprendre l’évolution des planètes telluriques, comme la Terre, Vénus et Mars. « J’utilise les gaz rares comme un outil pour comprendre l’origine et l’évolution des atmosphères planétaires », décrit le chercheur, qui emploie pour cela la spectrométrie de masse des gaz rares en vide statique.
« L’atmosphère d’une planète est une archive de son histoire géologique »
« Sur Vénus, des mesures des gaz rares ont été effectuées dans les années 70-80, mais leur précision était limitée », déplore Guillaume Avice. Il a commencé par faire l’état de l’art sur les gaz rares de Vénus. Il propose également un concept de missions spatiale pour rapporter des échantillons de l’atmosphère de Vénus et les étudier en laboratoire, avec une précision imbattable par rapport aux sondes embarquées.
« Je passe 99 % de mes activités de recherche à mesurer des gaz rares dans divers échantillons. C’est une seule technique de mesure qui prend du temps et du savoir mais qu’on peut appliquer à des nombreuses questions scientifiques. »
Lors de son premier postdoctorat, Guillaume Avice a contribué au développement d’un nouveau type de spectromètre de masse pour gaz rares, si compact qu’il fait la taille d’un poing. Il est également lauréat d’une bourse ERC Starting Grant, ATTRACTE, où les gaz rares sont notamment extraits des minéraux hydrothermaux retrouvés dans les cratères d’impact.
Formé à l’École nationale supérieure de géologie (ENSG) de Nancy et à l’Université de Lorraine, Guillaume Avice a obtenu son doctorat en 2016 au Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CRPG, CNRS/Univ. Lorraine). Il a effectué ses postdoctorats au California institute of technology (Caltech, États-Unis) et au Jet propulsion laboratory (JPL, États-Unis), puis à l’IPGP où il sera ensuite recruté par le CNRS en 2020.