Javier Escartín : une médaille d’argent pour son expertise en géosciences marines
Directeur de recherche au LG-ENS (CNRS/ENS/PSL), Javier Escartín a consacré sa carrière à l’étude de la géologie marine. Ses travaux portent notamment sur la formation de la croûte océanique, la sismicité sous-marine et des études d’impact environnemental dans l’océan profond.
Expert mondialement reconnu en géosciences marines, Javier Escartín est directeur de recherche au Laboratoire de géologie de l’École normale supérieure (LG-ENS, CNRS/ENS/PSL). Il a été formé aux universités de Barcelone et de Perpignan, puis il a obtenu en 1996 son doctorat au Massachusetts institute of technology (MIT) et au Woods Hole oceanographic institution (États-Unis). Il est entré au CNRS en 1999 à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, CNRS/IPGP/Univ. Paris Cité) et a rejoint le LG-ENS en 2019.
Javier Escartín a notamment étudié la formation de la croûte océanique le long des dorsales océaniques. Ses travaux ont été aussi pionniers sur les propriétés mécaniques des serpentinites, et leur rôle sur la déformation de la lithosphère, ainsi que sur l’exploration et la cartographie sous-marine.
« J’étudie la formation de la croûte océanique, issue de la tectonique des plaques, car cette accrétion détermine sa structure et sa formation, et permet des échanges de chaleur et chimiques importants entre la Terre et les océans. »
Il identifie et étudie des traces de séismes récents au plancher océanique. Très impliqué sur le terrain, Javier Escartín a (co)piloté plus de quinze missions océanographiques utilisant des robots sous-marins pour cartographier les fonds marins et effectuer des prélèvements géologiques.
« Je suis passionné depuis tout petit par la géologie et les fossiles. »
Le chercheur utilise ces mêmes outils et techniques pour développer des méthodes d’étude d’impact environnemental dans l’océan profond. « Des quantités importantes de déchets nucléaires ont été déversées dans l’Atlantique Nord pendant les années quarante à quatre-vingts, mais nous n’en connaissions pas la position exacte ni leur impact sur l’environnement », explique Javier Escartín.
« Cette distinction est une source de motivation et me surprend encore, se réjouit-il. J’y vois aussi un signal très positif pour les géosciences marines. »