Jupiter se serait-elle formée dans un environnement pauvre en eau ?
La thermochimie
La détermination de cette grandeur, qui nous informe sur les processus de formation des planètes géantes, a été l’un des programmes pilotes de la conception de la mission Juno. En outre, tandis que Juno semble mesurer une abondance légèrement super-solaire d'oxygène
Ce résultat ouvre ainsi la voie à deux possibilités. Soit l'oxygène est bien subsolaire et Jupiter s'est formée dans une région plutôt sèche de la nébuleuse protoplanétaire, soit il existe une couche radiative
Ce travail qui implique des scientifiques du CNRS-INSU (voir encadré) montre la complémentarité des différentes techniques pour la détermination de la composition profonde des planètes géantes : la cinétique chimique utilisée dans cette étude est une technique qui est complémentaire aux mesures in situ par spectrométrie de masse (Galileo) et par radiométrie (Juno).
[1] L’étude de l’énergie thermique dans les processus chimiques et physiques.
[2] La barre d'erreur à 2-sigma englobe toutefois des valeurs subsolaires.
[3] Oxygène subsolaire : lorsque l’abondance d’oxygène est inférieure à la quantité d’oxygène dans le soleil.
[4] Couche de l’atmosphère dans laquelle la convection ne joue pas de rôle dans le transport vertical de la chaleur.
[5] Oxygène super-solaire : lorsque l’abondance de l’oxygène est supérieure à la quantité d’oxygène dans le soleil.
Laboratoires CNRS impliqués
- Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (LAB) / OASU
Tutelles : CNRS/ Université de Bordeaux
- Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) /OSU PYTHEAS
Tutelles : CNRS / CNES / Aix-Marseille Université
Pour en savoir plus
A subsolar oxygen abundance or a radiative region deep in Jupiter revealed by thermochemical modelling, Thibault Cavalié, Jonathan Lunine et Olivier Mousis, 30/03/2023.