La séquestration de carbone par la pompe biologique n'est pas l’apanage de l’océan profond
Le puits de carbone constitué par l’océan contient l’équivalent de 40 fois la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère. La pompe biologique participe à la séquestration de ce carbone en transportant du carbone organique de la surface de l’océan vers les eaux sous-jacentes par trois processus : la chute de particules organiques dans la colonne d’eau, la migration verticale d’organismes et la circulation physique. On pensait jusqu’à présent que la séquestration se produisait uniquement dans l’océan profond, typiquement au-delà de 1000 m de profondeur. Or, un travail publié dans Nature Geoscience, piloté par des chercheurs d’une équipe du CNRS-INSU (voir encadré), montre que la séquestration peut se produire dans toute la colonne d’eau. De ce fait, les flux de séquestration de carbone par la pompe biologique à l’horizon d’un siècle seraient jusqu’à 6 fois plus élevés que ceux estimés jusqu’à présent.
Ce travail, qui se base sur une étude américaine de 2021
Laboratoire CNRS impliqué
- Laboratoire d'océanographie de Villefranche (LOV)
Tutelles : CNRS / Sorbonne Université
Pour en savoir plus
Ricour, F., Guidi, L., Gehlen, M. et al. Century-scale carbon sequestration flux throughout the ocean by the biological pump. Nat. Geosci. (2023). https://doi.org/10.1038/s41561-023-01318-9