Les grands filaments de la toile cosmique brillent dans les premières données du relevé eROSITA
Un nouvel éclairage sur la matière cachée dans l’Univers a été donné par l’analyse statistique des premières données du satellite SRG/eROSITA
Les millions de galaxies observées par nos télescopes dans les grands relevés ne sont pas distribuées au hasard dans l’Univers. Elles forment plutôt une structure complexe, appelée toile cosmique, constituée de grandes régions vides de galaxies entourées de murs séparés par des filaments qui se croisent en des nœuds où se trouvent des amas de galaxies. Si les galaxies servent à identifier la structure de la toile cosmique, elles ne représentent qu’environ 10% de la matière ordinaire, les baryons. Une fraction supplémentaire est constituée de composants stellaires et gazeux, mais entre, la moitie et le tiers de la matière ordinaire n’est pas détectée, cachée quelque part dans les arcanes de l’Univers. C’est ce qu’on appelle le problème des baryons manquants !
L’équipe ByoPiC, financée par l’ERC et dirigée par Nabila Aghanim rattaché à un labo CNRS-INSU (voir encadré), a dévoilé pour la première fois les baryons manquants dans la toile cosmique en empilant le signal dans le domaine des rayons X d’environ 15 000 longs filaments cosmiques, en utilisant les données du relevée complet ROSAT, vieux de 30 ans
Laboratoire CNRS impliqué
Institut d’astrophysique spatiale (IAS -OSUPS)
Tutelles : CNRS / Univ. Paris Saclay
Pour en savoir plus
H. Tanimura , N. Aghanim1 , M. Douspis1 , and N. Malavasi. X-ray emission from cosmic web filaments in SRG/eROSITA data, A&A, 2022.