Présence systématique et anthropique de COV biogéniques dans les atmosphères urbaines
Une équipe internationale, impliquant des scientifiques du CNRS-INSU (voir encadré), vient de révéler la présence anthropique et systématique de composés gazeux de la famille des Composés organiques volatils (COV)
L’équipe a procédé à la réanalyse de bases de données existantes d’observation des zones urbaines, depuis les moyennes latitudes aux tropiques. Ces bases de données, dont certaines sont issues des grands programmes impliquant la communauté française
En combinant ces observations avec les inventaires des émissions régionaux et globaux et des analyses statistiques de régression, les scientifiques ont pu quantifier pour la première fois les émissions anthropiques de ces composés à l’échelle urbaine et nationale. Ces dernières représentent moins de 3% des émissions des autres COV anthropiques. L’étude montre aussi que les émissions d’origine anthropique de ces composés ont un impact sur la chimie de l’atmosphère jusqu’à 1000 fois supérieur à celui des émissions des autres COV anthropiques. Ces résultats remarquables interrogent le rôle des émissions anthropiques de ces composés sur les épisodes de pollution aux particules dans les zones urbaines où ces derniers étaient jusque-là considérés comme des traceurs des émissions de la biosphère. Des travaux de modélisation ont déjà commencé pour tenter d’y répondre.
Laboratoires CNRS impliqués
- Laboratoire de météorologie physique (LAMP - OPGC)
Tutelles : CNRS / Univ. Clermont Auvergne
- Laboratoire d'aérologie (LAERO - OMP)
Tutelles : CNRS / UT3 Paul Sabatier
- Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE - OVSQ).
Tutelles : CNRS / CEA / CNRS / UVSQ / Université Paris-Saclay
Pour en savoir plus
A.Borbon & al. Ubiquity of anthropogenic terpenoids in cities worldwide: Emission ratios, emission quantification and implications for urban atmospheric chemistry, february 2023, JDR Atmospheres.