Les programmes nationaux

Afin de faciliter le rassemblement des chercheurs autour de grands objectifs prioritaires, l’INSU anime des programmes et des chantiers pluriannuels. Co-financés par de nombreux partenaires, ces programmes couvrent les grands compartiments du système Terre et de l’Univers.

Pour en savoir plus sur les programmes et les appels d'offres portés par l'INSU, rendez-vous sur le site dédié.

Programmes Astronomie-Astrophysique

Les champs scientifiques du domaine Astronomie-Astrophysique de l’INSU sont répartis en programmes nationaux et actions spécifiques.

Chacun des programmes nationaux a pour vocation de rassembler l’ensemble des acteurs d’un champ disciplinaire et d’en assurer l’animation scientifique. Les programmes nationaux disposent en cela de moyens accordés par l’INSU et ses partenaires. Ils sont aujourd’hui au nombre de sept :

L’astrobiologie qui comprend l’exobiologie et les exoplanètes est transverse à plusieurs des programmes nationaux.

Trois actions spécifiques permettent actuellement de couvrir des domaines méthodologiques transverses. Ces actions spécifiques s’appuient, comme les programmes nationaux, sur un conseil scientifique et disposent de moyens.

Les dirigeants des actions spécifiques et programmes nationaux sont invités à siéger à la Commission spécialisée Astronomie-Astrophysique de l’INSU.

Programme Terre Solide : TelluS

TelluS est le grand programme du domaine Terre Solide de l'INSU.

L’objectif principal de ce programme est de financer des projets innovants dans le domaine Terre Solide et d’encourager la transdisciplinarité dans la recherche française. Les financements du programme TelluS représentent un véritable effet de levier et permettent aux porteurs de développer suffisamment leurs projets avant de candidater auprès de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et/ou de l’Europe.

Ce programme regroupe plusieurs actions correspondant à plusieurs thématiques du domaine Terre Solide ainsi que des appels Inter-Instituts :

Le programme TelluS inclut aussi des actions spécifiques : Artemis (pour des mesures de C14) et Colloques (pour l’organisation des colloques internationaux en France).

Toutes ces actions sont encadrées par un Comité thématique en charge de l’évaluation des réponses aux appels d’offres du domaine Terre Solide de l’INSU et disposent des moyens accordés par l’INSU et ses partenaires extérieurs.

Programme Océan-Atmosphère : Lefe

Lefe (Les enveloppes fluides et l’environnement) est le grand programme du domaine Océan-Atmosphère de l'INSU.

L’enjeu majeur du programme national et inter-organismes Lefe est de susciter et accompagner des recherches originales, pluridisciplinaires et transverses, sur le fonctionnement de l’atmosphère et de l’océan, leur couplage et leurs interactions avec les autres composantes du système climatique. Ainsi une des préoccupations du programme est d’appréhender l’évolution du système Terre sous la pression anthropique. Le programme Lefe agit en soutenant des projets innovants ou en rupture associant des observations, des simulations numériques et de l’instrumentation de pointe développée dans les laboratoires.

Coordonné et géré par l’INSU, Lefe est soutenu par l'Ademe, le CEA, le CNES, le CNRS (INSU, INC, INP, INSMI), l'IFREMER,  l'INRIA, l'IRD, Météo-France, le MTES et Mercator-Océan.

Il est piloté par un Conseil scientifique en lien avec le Comité inter-organismes formé par les représentants des organismes partenaires.

Il s’organise autour de 5 actions scientifiques en lien avec les grands programmes internationaux et européens :

  • Chimie atmosphérique (Chat)
  • Interactions multiples dans l’atmosphère, la glace et l’océan (Imago)
  • Cycles biogéochimiques, environnement et ressources (Cyber)
  • Méthodes mathématiques et numériques (Manu)
  • Groupe mission Mercator Coriolis (GMMC)

Le programme Lefe offre depuis plusieurs années une interface avec le programme EC2CO.

Plaquette du programme Lefe

Programme Surfaces et interfaces continentales : EC2CO

Le programme EC2CO (Écosphère continentale et côtière) fédère la communauté scientifique autour de grandes questions environnementales qui impliquent des approches interdisciplinaires aux interfaces entre hydrologie, écologie et bio- géochimie, comme la question des ressources en eau, la contamination des ressources en eau et en sol, la dynamique du trait de côte ou le rôle des microorganismes dans l’environnement.

Ce programme est particulièrement attentif à la prise en compte des différents types de forçage d'origine anthropique sur l'écosphère continentale et côtière, y compris ceux issus des évolutions économiques et sociales. Les projets évalués doivent démontrer leur rôle novateur permettant de tester des questions originales et risquées et structurant par exemple au travers des systèmes d'observation en réseau (SO, Soere, Zone Atelier...). C'est une condition de la valorisation des résultats de la recherche vers les domaines de la gestion et des politiques publiques.

Les projets peuvent concerner une ou plusieurs AT. Ils sont d'une durée maximale de 2 ans. Un rapport final doit être rendu à la fin du projet avant soumission d'une demande pour un nouveau projet.

Coordonné par l'INSU, EC2CO est financé par le CNRS (INSU, InEE, INC et Mission pour l'interdisciplinarité), l'ANDRA, le BRGM, le CNES, l'IFREMER, l'IFSTTAR, l'INRA, l'IRD, l'IRSTEA, et Météo-France.

EC2CO est constitué de trois actions thématiques :

et d'un thème transversal :

Programme national de télédétection spatiale (PNTS)

Coordonné et géré par l'INSU, le programme PNTS est financé par l'INSU, le CNES, l'IGN, l'IRD et Météo-France. Il est piloté par un Conseil scientifique.

L'objectif du PNTS est de développer les utilisations de la télédétection spatiale pour l'étude de la Terre (caractérisation de la surface, de l'intérieur et des enveloppes fluides de la Terre). Cela concerne les techniques d'observation de la Terre et les développements pour l'utilisation thématique des données et produits qui en sont dérivés. Les disciplines scientifiques concernées relèvent de l'étude des surfaces continentales, de la physique et la biogéochimie océaniques, de l'atmosphère, de la terre solide, de la cryosphère et des sciences humaines. Cette liste n'est pas limitative.

Le PNTS permet de financer des études exploratoires pour des instruments qui pourraient être placés en orbite dans le futur, des études de physique de la mesure, y compris la modélisation du transfert radiatif dans les sols, la végétation, l'océan ou l'atmosphère, le développement de nouvelles méthodes de traitement pour des instruments déjà lancés ou en voie de l'être, la caractérisation des produits satellitaires par comparaison avec des données exogènes, une utilisation particulièrement originale de l'observation spatiale pour une application thématique.

En revanche, l'utilisation de produits issus des observations spatiales, obtenus suivant des méthodes éprouvées, ne relève pas directement du PNTS et doit être proposée aux programmes nationaux correspondant à la thématique considérée.

Le PNTS réaffirme son positionnement sur des recherches ayant trait aux développements méthodologiques ou utilisant des données spatiales innovantes.

Le PNTS est organisé autour de quatre axes scientifique :

  •  Physique de la mesure
  • Traitement du signal
  • Instrumentations et missions spatiales
  • Opportunités spécifiques

Chantiers Mistrals et Arctique

Les chantiers Mistrals et Arctique ont pour but de promouvoir des recherches pluridisciplinaires de long terme (dix ans) et de grandes campagnes de mesure sur ces milieux particulièrement sensibles au changement global et à l’empreinte de l’homme, notamment pour évaluer leur évolution future au regard de leur impact sur la soutenabilité du climat et des ressources nécessaires à l’humanité.