Lancement de la campagne MAGIC-AVALON

Campagne Océan Atmosphère

Du 1er au 28 juin 2026 se déroule la campagne MAGIC-Avalon (Aircraft VALidation Of New-generation satellites) au-dessus de la France et de la Belgique.

La campagne MAGIC-AVALON est une campagne de très grande ampleur de par ses objectifs, ses partenaires et son envergure. Son objectif principal est d’étudier les émissions anthropiques de gaz à effet de serre et de particules en analysant l’apport de trois missions spatiales européennes lancées en été 2025. 3 avions de recherche, véritables laboratoires volants, sont déployés à ces fins.

Au cours du mois de juin 2026, un consortium européen (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni et Suisse) d'environ 90 scientifiques, sous leadership français (CNRS-LMD), exploitera une batterie d'instruments déployés au sol, à bord de centaines de ballons météorologiques, ainsi qu'à bord de trois avions de recherche. Des mesures auront lieu sur la France et la Belgique.

La campagne MAGIC-AVALON est organisée suite au lancement de 3 missions spatiales européennes de première importance lors de l’été 2025 : 

  • Metop-SG-A1 (avec notamment à son bord la mission IASI-NG du CNES) le 12 août 2025 sur Ariane 6, 
  • MTG-S en juillet 2025 sur Falcon 9 
  • et MicroCarb en juillet 2025 sur Vega-C.

L’objectif principal de la campagne est d’évaluer l’apport des observations réalisées par ces missions spatiales de nouvelle génération à l’étude des émissions anthropiques de gaz à effet de serre : le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4) qui sont les deux principaux gaz à effet de serre influencés par les activités humaines, dont l’augmentation de la concentration atmosphérique est à l’origine du réchauffement climatique planétaire ; mais aussi des gaz émis conjointement à ses gaz par les activités industrielles et agricoles, en particulier l’ammoniac (NH3) et le protoxyde d’azote (NO2) qui impactent durablement la qualité de l’air.

Des mesures auront lieu sur la majeure partie de la France (Nord, Bretagne, Occitanie) et le Nord-Ouest de la Belgique, entre les Flandres et le port d’Anvers.

Par ailleurs, deux régions spécifiques seront largement surveillées : la Flandre (Belgique) et la Bretagne (France). Ces deux régions sont en effet de forts émetteurs de méthane et d'ammoniac, ainsi que de dioxyde de carbone. Les données récoltées seront utilisées pour évaluer la capacité des missions spatiales actuelles et futures à estimer ces émissions anthropiques.

A ces fins, environ 40 instruments groupés en groupes seront déployés :

  • Trois avions de recherche cumuleront environ 220 heures de vol scientifique et seront basés à l’aéroport de Calais
  1. l’ATR42 de l’unité SAFIRE (CNRS, CNES, Météo-France) : véritable laboratoire volant, il embarquera une dizaine d’instruments scientifiques de pointe visant à mesures les principales espèces chimiques présentes dans l’atmosphère. En particulier, deux instruments de télédétection active seront déployés : le lidar à peigne de fréquences SCALE du CNES pour la mesure du CO2 et l’imageur OSIRIS du LOA pour la mesure des aérosols. Seront également embarqués des instruments permettant d’analyser directement l’air prélevé par des orifices le long de l’avion, telle que la nouvelle baie de mesure de l’Infrastructure de Recherche européenne IAGOS qui a pour vocation dans le futur d’équiper des avions de ligne. Il volera principalement à une altitude de 5 km.
  2. le Cessna-Caravan du DLR, avec quatre instruments mesurant la concentration de gaz atmosphériques. Il volera principalement entre 400m et 3 km afin de capturer les fortes variations des gaz au plus près de leurs zones d’émissions.
  3. le Tecnam P2012 de SFS, avec à son bord deux instruments de télédétection belges pour la mesure du NH3 et du NO2.

     
Les trois avions de recherche impliqués dans la campagne MAGIC-AVALON : (haut) ATR42 de SAFIRE (CNRS, CNES, Météo-France) ; (gauche) Cessna-Caravan (DLR) ; (droite) Tecnam P2012 (SFS)
Exemples d’instruments de mesures atmosphériques embarqués sur l’ATR42
Exemples d’instruments de mesures atmosphériques embarqués sur l’ATR42 : analyseur SPIRIT du LPC2E, baie de mesure IAGOS du LAERO, lidar CO2 SCALE du CNES© CNRS-CNES, 2026
  • Les mesures au sol comprendront : les spectromètres mobiles de transformation de Fourrier fonctionnant dans l'infrarouge (de l'infrarouge lointain, comme le FINESSE de l’Imperial College de Londres, à l'infrarouge à courtes longueurs d’onde, tels que CHRIS du LOA), le lidar d'aérosol et le photomètre, et plusieurs lidars mesurant l'abondance de gaz (H2O, CO2, CH4), le vent et la température.
     
  • Six sites instrumentés-sol apporteront des mesures grâce aux spectromètres, et lidars nuages/aérosols : ATOLL (Université de Lille), BEAM (Belgique), Aire-sur-l’Adour (CNES), Lannion (Instruments Nationaux Moyens Mobiles), Reims (URCA), SIRTA (IPSL). Ils accueilleront également plusieurs instruments au sol qui mesureront en permanence diverses variables atmosphériques et de surface.  
     
  • De certains de ces sites (Aire-sur-l’Adour (CNES), Lannion (Météo-France), Reims (URCA), SIRTA (IPSL)) seront lâchés en tout 130 ballons-sondes embarquant les échantillonneurs atmosphériques AirCore du LMD pour la mesure de profils verticaux de concentration de gaz à effet de serre.
ballon aircore
Lâcher de l'expérience Aircore © CNRS-CNES, 2026

Magic Avalon en un coup d’œil

Financements 

 CNES, ESA, EUMETSAT, BELSPO

Organismes partenaires

BIRA-IASB (Belgique), DLR (Allemagne), U. Berline (Allemagne), GFZ (Allemagne), Imperial College (UK), SFS (Suisse), ULB (Belgique)

Laboratoires, organismes et sites français impliqués

AERIS, AEROLAB/CIEL, CNES, IAGOS, IPSL, LATMOS, LMD, LOA, LPC2E, CNRM, CMS, SAFIRE, SIRTA

En savoir plus

 

 

carte déploiement magic avalon
Carte du déploiement de Magic Avalon