Sophie RomanDépollution des sous-sols

Médaille de bronze du CNRS

Si la microfluidique rime le plus souvent avec la chimie et le biomédical, Sophie Roman l’applique aux géosciences. Cette maîtresse de conférences à l’Université d’Orléans et membre de l’Institut des sciences de la Terre d’Orléans (ISTO, CNRS/BRGM/Université d’Orléans), recrutée en 2017, a pourtant mené sa thèse sur les écoulements sanguins, avant de dériver vers les sciences de la Terre lors de son postdoctorat à Stanford (États-Unis).

Sophie Roman imite depuis les propriétés du sous-sol sur des puces électroniques. Elle cherche ainsi à optimiser le stockage souterrain du CO2 et à améliorer les procédés de remédiation des sous-sols. Titulaire d’une bourse ERC Starting Grant et d’un programme ANR JCJC, elle a étudié les écoulements multiphasiques, c’est-à-dire quand on retrouve plusieurs fluides en même temps dans le même milieu, et la diffusiophorèse, qui est le déplacement de particules en suspension sous l’effet d’un gradient de concentration, notamment en sel.

Le portrait complet ici.